Frédéric Gallois, ancien du GIGN: «Nos experts en Afrique n’arborent pas le drapeau bleu blanc rouge»

Face au risque terroriste, les sociétés de sécurité prospèrent en Afrique : des sociétés américaines, israéliennes, sud-africaines, mais aussi françaises. Parmi elles, il y a la société GALLICE, dirigée notamment par Frédéric Gallois, l’ancien patron du Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN), l’unité d’élite de la gendarmerie. Ces sociétés privées très spéciales jouent-elles un rôle politique au Gabon ou au Mali, par exemple ? Frédéric Gallois répond sans langue de bois aux questions de Christophe Boisbouvier.

RFI : Dans votre carte des risques 2017, le Sahel et l’Afrique centrale sont toujours les deux zones les plus risquées. Mais l’Europe occidentale devient aussi une zone à risques. Pourquoi ?

Frédéric Gallois : Il est évident aujourd’hui pour beaucoup d’experts que la menace terroriste, le risque sécuritaire notamment lié à des grands mouvements de mobilité de population a évidemment modifié le niveau de risques d’un certain nombre de pays d’Europe occidentale.

Sur votre carte des risques, apparaît en rouge foncé la Lybie, et en rouge clair le Soudan du Sud, la Somalie mais aussi la République centrafricaine, le Nigeria, le Niger et le Mali. Est-ce que ça veut dire que vous déconseillez aux voyageurs d’aller dans ces pays-là ?

En tout cas, notre objectif est de faire prendre conscience du niveau de risques. Et, parallèlement à cette prise de conscience, c’est de mettre les mesures adéquates. Tout dépend des enjeux d’une entreprise. Donc, même dans des pays à haut risque, certaines entreprises peuvent mettre en place une sécurité extrêmement renforcée, et donc peuvent aller dans ces pays sous certaines conditions. Il est évident que pour une petite entreprise qui n’a pas les moyens de mettre en place une sécurité renforcée, évidemment ces pays sont à mon sens à éviter.

Et il est évident que dans des pays comme le Mali, le Niger ou le Nigeria, le risque n’est pas le même au Nord et au Sud ?

C’est aussi cette capacité à être extrêmement précis. Nous avons, nous, une approche de l’Afrique qui est quand même encourageante parce qu’il y a des zones où la maîtrise des risques, notamment la montée en puissance des services sécuritaires des Etats arrive à stabiliser des menaces. Je crois qu’il y a une situation très contrastée, pays par pays, et éventuellement sous-région par sous-région.

Votre société GALLICE fait du conseil en sécurité auprès d’un certain nombre d’Etats africains et auprès de multinationales qui opèrent en Afrique. Depuis la loi de 2003 contre le mercenariat en France, aucune entreprise française n’a le droit de former une armée étrangère, une armée africaine par exemple. Est-ce que cela représente une difficulté pour votre société ?

En fait, cette loi, qui a fait l’objet de beaucoup de discussions, pour ce qui nous concerne, ne nous dérange pas, parce que nous ne nous sentons pas concernés par cette définition du mercenariat qui, je le rappelle, vise à participer à des opérations de guerre. Evidemment toutes ces actions, nous refusons de les faire. En aucun cas, nos sociétés sont des sociétés de mercenariat. Et je crois qu’il est important de ne pas du tout faire cette confusion.

Il n’empêche que pour former des armées étrangères – par exemple, des gardes présidentiels en Afrique -, vous êtes obligés de travailler à partir d’une société basée à l’étranger, pas en France ?

Absolument. Ça, c’est un autre sujet. C’est-à-dire qu’effectivement la loi française, aujourd’hui, nous interdit de créer une société en France avec un objet social qui viserait justement à faire de la formation ou du conseil en arme, à l’étranger. Donc, pour « faire rayonner » le savoir-faire français, on est obligés, hélas, de s’installer dans des pays où l’objet social de l’entreprise est tout à fait reconnu.

Ce qui fait que la société GALLICE internationale est basée en Irlande.

Absolument, à Dublin.

Alors, aujourd’hui, votre société GALLICE encadre les gardes présidentiels d’au moins trois pays francophones : le Mali, la République centrafricaine et le Gabon, c’est ça ?

Nous avons réalisé des missions d’encadrement qui ne sont pas toujours en continu dans ces pays. Mais effectivement, nous avons fait des missions de formation pour ces unités-là.

Et du coup, la question que tout le monde se pose, est-ce que vous ne jouez pas un rôle politique dans ces pays ?

Au contraire. Notre activité est totalement neutre. C’est-à-dire que nous travaillons sur un savoir-faire, mais, lorsque nous envoyons des experts, ils n’ont aucune dimension diplomatique d’un pays ou d’un autre. Donc, en fait, nous, nos experts ne portent pas sur l’épaule le drapeau bleu blanc rouge, ils ne représentent pas l’armée française. Et je crois que c’est un atout dans certaines zones où des Etats veulent rester totalement indépendants et neutres sur cette expertise militaire ou policière.

Concrètement, à Libreville dans la nuit du 31 août au 1er septembre 2016, les forces de l’ordre gabonaises ont attaqué le quartier général de l’opposant Jean Ping. Il y a eu des morts. Est-ce que votre société Gallice a participé à cet assaut ?

Non, justement. C’est aussi dans les termes des contrats et pour maintenir cette neutralité. Il est évident que, vis-à-vis de nos clients, nous les avertissons que nous ne participerons aucunement à aucune opération policière ou militaire, surtout quand elle a une dimension politique. Donc, dès que la situation s’est un peu dégradée au Gabon, nous nous sommes retirés en attendant que la situation se calme à nouveau.

Vous vous êtes retirés du maintien de l’ordre au Gabon, à partir de quel moment à peu près ?

A partir du mois de juin.

Vous opérez aussi au Mali et, la justice française vous soupçonne d’avoir obtenu un contrat pour la sécurité de la présidence et de la personne d’Ibrahim Boubacar Keïta, par l’entremise de Michel Tomi, l’homme d’affaires français qui tient de nombreux casinos en Afrique et qui est dans le collimateur de la justice française. Du coup, depuis juin 2014, vous êtes, vous aussi, mis en examen pour faux et usage de faux. Comment réagissez-vous à cela ?

Tout d’abord, nous sommes assez confiants et la justice française a fait son travail. D’abord, elle a remarqué que nous n’avions aucun caractère de corruption dans ce contrat. Deuxièmement, elle a évidemment souligné que le contrat, qui a été signé, a été totalement réalisé dans de très bonnes conditions par notre entreprise. Donc, véritablement, nous ne sommes pas inquiets sur la suite et nous attendons sereinement une relaxe sur cette affaire qui est pour nous quasiment derrière.

Pourquoi la présidence malienne vous a-t-elle demandé de l’aider ? Peut-être parce qu’elle n’avait pas entièrement confiance dans les troupes du capitaine Amadou Sanogo à l’époque ?

Justement, je crois que nous avons réussi à les convaincre qu’une entreprise comme la nôtre était capable de monter son service de sécurité à des standards internationaux, c’est-à-dire de « dépolitiser » des gardes présidentiels qui ont, en fait, pour mission, en réalité, la sécurité du président.

Et vous êtes toujours présents à Bamako ?

Pour l’instant, notre contrat s’est terminé. Mais nous souhaitons et nous sommes en discussions pour redémarrer.

Autre pays sur lequel vous avez des contrats en vue, c’est le Cameroun.

Absolument, cela fait déjà plusieurs années que nous sommes en relation avec les autorités du Cameroun pour établir notamment des plans de formation et de renforcement de leur capacité. Aujourd’hui nous sommes en train de mettre en place un dispositif visant à renforcer la future Coupe d’Afrique des Nations. Nous avons été formateurs et conseillers au profit du Gabon sur la Coupe d’Afrique des Nations 2012, et aussi celle qui vient de se terminer à Libreville. Forts de cette expérience, nous souhaitons la mettre à disposition des autorités camerounaises pour la Coupe d’Afrique des Nations 2019 et, avant cela, la Coupe d’Afrique féminine. Et nous commençons à travailler sur le dispositif qui pourrait être mis en place sur le terrain.

Vous dites, l’Etat français aujourd’hui est à bout de souffle en capacité sécuritaire, pour la France d’abord, mais aussi en Afrique ?

Aujourd’hui, effectivement, l’Etat français est en saturation, suite notamment à la montée en puissance des mesures anti-terroristes. Je rappelle : la force Sentinelle, plusieurs milliers d’hommes, plusieurs milliers de militaires notamment qui sont engagés en France, et qui sont autant moins d’hommes à pouvoir engager sur le terrain des opérations. C’est la raison pour laquelle nous ne sommes plus forcément en mesure de renforcer en coopération leur aide de pays africains. Et je crois que nos entreprises peuvent jouer un rôle complémentaire. Et, justement, pour éviter que notre savoir-faire disparaisse et que ces Etats se tournent finalement, à défaut de coopération, vers les Américains, vers les Israéliens, vers les Sud-Africains, je pense que nos entreprises peuvent compléter ce vide occasionné par le retrait des capacités de conseil et d’aide de l’armée française.

Source : RFI

Cameroun – Sécurité: Un groupe de conseil français soutient que le Cameroun sera exposé à 3 risques sécuritaires en 2017

Le groupe français Gallice, spécialisé dans le conseil aux États et aux entreprises, a publié son rapport en février 2017.

Le 24 février 2017, le groupe français Gallice, spécialisé dans le conseil aux États et aux entreprises, a rendu publique la carte de la situation sécuritaire du monde. Dans son rapport, le groupe indique que tout le territoire camerounais est une «zone de piratage»: la partie septentrionale est sous le joug d’une «menace islamiste»; les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, le Septentrion, et la région de l’Est sont considérés comme des zones de «menaces modérées».

Selon Le Quotidien de l’Économie du 27 février 2017, Gallice est un groupe dont l’activité est consacrée à la protection et la sécurité en France et à l’international. Gallice a joint son expertise à une équipe de chercheurs et professionnels dans les domaines de la sécurité et protection, la lutte contre les insurrections et les conflits, et le développement en Afrique, Moyen-Orient, Asie et Amérique du Sud.

Sur le plan sécuritaire, indique Gallice, l’année 2016 a démontré que les risques économiques observés il y a dix ans ont aujourd’hui basculé vers des risques géopolitiques et institutionnels aux conséquences plus durables et déstabilisantes. Dans son projet, le groupe français illustre ces tensions et déséquilibres de deux manières distinctes: une carte mondiale des risques d’une part, et un «Focus Afrique» d’autre part. La première illustre les zones dangereuses en fonction des risques éventuels auxquels les populations locales et les visiteurs sont exposés. Le «Focus Afrique» exprime quant à lui le risque de manière inversée.

L’Afrique est cette fois-ci montrée comme étant un continent en pleine croissance économique malgré des zones à risques persistantes. L’usage d’indicateurs de progrès et de niveaux de croissance permet d’identifier les zones d’opportunités et de juger le risque en fonction des progrès du continent. «Dans un monde en mouvement continu, l’Afrique représente une nouvelle zone qui intéresse les investisseurs – un relais de croissance incontournable dans toute stratégie de développement à l’international. Dans ce contexte, il est important de prendre en compte les différents types de risques pour faciliter la prise de décision», affirme Gilles Sacaze, fondateur/Président du groupe.

Cette situation, peut-on lire, est notamment illustrée par les tensions politiques que l’on observe déjà aux États-Unis depuis la victoire de Donald Trump ou encore celles au Royaume-Uni survenues après le vote en faveur du Brexit. Ces tensions sont venues s’ajouter à une année dominée par le conflit au Moyen-Orient, notamment la bataille de Mossoul en Irak, ou encore les tensions enregistrées au Sahel, etc., indique le rapport. Pour Gallice, ces événements contribuent considérablement à l’amplification de déséquilibres mondiaux et ouvrent des interrogations quant à la situation sécuritaire du monde en 2017.

Source : cameroon info

Le Cameroun, comme d’autres pays dans le monde, pourrait être confronté à des risques sécuritaires en 2017

(Investir au Cameroun) – Le Cameroun, comme d’autres pays dans le monde (France, Etats-Unis, Allemagne, Italie, etc.) pourrait être exposé à des risques sécuritaires en 2017, comme cela est indiqué dans un rapport publié le 24 février dernier par le groupe français Gallice, dont l’activité est consacrée à la protection et la sécurité en France et à l’international.

La carte de la situation sécuritaire mondiale produite par Gallice montre que tout le territoire camerounais est un espace potentiel de « piraterie ». La partie septentrionale, elle, est sous une « menace islamiste ». « La lutte contre le terrorisme islamiste demeure un enjeu majeur dans les pays du G5 Sahel (Burkina Faso, Mali, Niger, Tchad et Mauritanie), au Cameroun et en Libye, principalement contre diverses factions affiliées à Al Qaeda ou au soi-disant État islamique », écrit le groupe Gallice.

Enfin, le Nord-ouest et le Sud-ouest, le septentrion, l’Est du Cameroun sont considérés comme des zones de « menaces modérées », où l’on peut s’attendre à quelques risques sécuritaires, sans plus de détails.

Afin d’identifier les principales zones de risques à travers le monde, Gallice a joint son expertise à une équipe de chercheurs et professionnels dans les domaines de la sécurité et protection, la lutte contre les insurrections et les conflits, et le développement en Afrique, Moyen-Orient, Asie et Amérique du Sud. Le groupe constitué a combiné ses connaissances pour arbitrer les différents types et degrés de risques, au cas par cas, pour chaque pays ou région du globe.

Source : Investir au cameroun

GALLICE : L’hybridation de la criminalité et du terrorisme au Maghreb impose une alliance entre Etats

Paris : A l’exception du Maroc et de la Tunisie, la menace sécuritaire au Maghreb demeure forte en 2017, selon GALLICE.

Le groupe international GALLICE, spécialisé dans le conseil en affaires sécuritaires, a publié, sa ‘carte de la situation sécuritaire du monde en 2017’.

Présentée à Paris, le 24 février dernier, lors d’une conférence de presse, cette carte classe les pays du monde, par leur degré de menace sécuritaire.

AU MAGHREB

Le groupe GALLICE a signalé qu’au Maghreb, la menace sécuritaire va s’aggravant à cause de plusieurs facteurs :

– Les tensions entre Etats.

– Les rébellions et le séparatisme.

– Les Menaces terroristes.

– Et le Crime organisé.

Selon la carte GALLICE, le Maroc demeure de loin, le pays le plus en sécurité du Maghreb. La menace sécuritaire n’y est que modérée. De même, indique le groupe international, pour la Tunisie.

En Algérie et en Mauritanie, la menace sécuritaire est très forte. Alors que la Libye est désignée comme une zone rouge, un pays en guerre.

GALLICE a indiqué qu’au Maghreb, un phénomène d’hybridation de la criminalité et du terrorisme, devient de plus en plus pesant. Cet état de fait, poursuit-il, impose :

‘‘une approche de plus en plus globale et une consolidation de la coopération entre les Etats.’’

EN AFRIQUE

Le groupe GALLICE a indiqué que pèsent sur l’Afrique, en 2017, plusieurs types de menaces. Il s’agit de risques d’instabilités politiques, de menaces sécuritaires, terroristes et de piraterie maritime.

Selon le groupe sécuritaire international, des facteurs aggravant, comme la dispersion des armes, découlée de la ‘‘révolution libyenne’‘ et des trafics en tout genre, fragilisent encore plus, la situation sécuritaire sur le continent.

GALLICE a recommandé, en fin, que la sécurité étant une condition sine qua non et un facteur pour tout développement :

‘‘elle doit ainsi être mieux intégrée dans les programmes de développement africains.’’

ET DANS LE MONDE

L’insécurité n’est pas le propre de l’Afrique. Selon GALLICE, le monde ‘développé’ aussi présente des facteurs de menaces diverses. Ses retombées risquent d’embraser le monde entier.

Ainsi, explique le groupe de conseil européen, les pays occidentaux connaissent des retournements politiques abrupts, des risques sociaux, des propagations d’idéologies terroristes, une prolifération de mouvements nationalistes, régionalistes et indépendantistes.

Cette situation de grande fragilité en occident, fait que :

‘’l’épicentre mondial du risque demeure constamment en mouvement, constamment redéfini et de plus en plus imprévisible.’’

Source : Lemag

Une société de sécurité liste la France comme « pays à risques modérés »

La France, l’Allemagne, la Belgique, le Royaume-Uni et les Etats-Unis ont été, pour la première fois, inscrits dans la liste des pays à « risques modérés » par la société privée de sécurité et d’analyse des risques internationaux Gallice.

Dans sa « carte de la situation sécuritaire du monde en 2017 », qu’elle établit pour la cinquième année sur la base d’une synthèse de rapports internationaux et de témoignages de ses employés et bureaux à l’étranger, Gallice a estimé que « la lutte contre l’islamisme politique et contre le terrorisme qu’il inspire présente un nouveau défi pour les pays d’Europe et construit un climat général d’instabilité dans la région ».

« Nous avons estimé que ces quatre pays européens et les Etats-Unis présentent désormais des risques, certes modérés, mais des risques, avec une inquiétude assez forte sur l’avenir en terme de sûreté », à cause notamment des risques d’attentats, a précisé vendredi, au cours d’une conférence de presse, Frédéric Gallois, co-fondateur de Gallice, ancien patron du GIGN.

Ces cinq pays occidentaux ne figurent pas sur la liste des pays « déconseillés » ou « à vigilance renforcée » tenue à jour en permanence par le ministère français des Affaires étrangères sur la partie « Conseil aux voyageurs » de son site internet.

« L’imprévisibilité politique observée en Europe et aux Etats-Unis, couplée aux attaques criminelles et terroristes, redéfinissent les frontières du risque et appellent à de nouvelles solutions de protection », estime Gallice dans le communiqué qui accompagne la publication de la version 2017 de sa carte des risques, établie en fonction des statistiques de 2016.

Sur ce planisphère cinq pays (Afghanistan, Yémen, Irak, Syrie, Libye) figurent en rouge foncé: « pays à risques élevés, nécessitant un dispositif de protection de haut niveau ». Huit autres (Venezuela, Mali, Niger, Nigeria, République centrafricaine, Soudan du Sud, Somalie, Turquie) sont en rouge plus clair: « Pays à risque, nécessitant des mesures sécuritaires ».

La France, l’Allemagne, la Belgique, le Royaume-Uni et les Etats-Unis sont hachurés en jaune: « Pays à risques modérés, nécessitant une évaluation et une analyse des risques ».

Source : la croix

Quatre pays européens, dont la France, classés dans les pays à risques modérés

Quatre pays européens, dont la France, sont classés pour la première fois dans les pays à risques modérés par Gallice, un groupe de sécurité privée français dans sa carte des risques 2017.

Cette carte, réalisée par des spécialistes de la sécurité et des universitaires, illustre les zones dangereuses en fonction des risques auxquels les populations locales et les visiteurs sont exposés, selon dix indicateurs (terrorisme, criminalité, conflits ethniques, menaces islamistes, violences faites aux femmes, …). Six degrés de risques sont décernés depuis les pays « à risques élevés » (Libye, Irak, Syrie, Afghanistan) jusqu’aux zones de piraterie.

Selon l’un des cadres de Gallice, Antony Couzian-Marchand, certains pays européens ne pouvaient pas être laissés « en  dehors de notre grille d’analyse  ». D’où la classification de quatre pays de l’UE dans les pays à risques modérés (France, Allemagne, Belgique, Royaume-Uni). Les Etats-Unis ou le Brésil figurent également parmi les pays à risques modérés.

Le groupe Gallice, créé en 2007, est spécialisé dans la protection des personnes et des biens en France et à l’étranger et l’intelligence économique. Composée de deux entités (une française sise à Paris et une internationale établie à Dublin), elle réalise un chiffre d’affaires annuel de 45 millions d’euros, essentiellement à l’international, avec 2.000 salariés.

Présidé par Gilles Sacaze, ancien cadre du service action de la DGSE, elle compte parmi ses responsables le colonel Frédéric Gallois, ancien commandant du GIGN, et Antony Couzian-Marchand, ancien commandant en second du GIGN.

Source : l’essor

Deux nouvelles cartes pour jauger les risques en Afrique

Le groupe français de sécurité Gallice a présenté vendredi des outils d’aide à la décision pour les entreprises et les Etats

Le groupe Gallice, spécialisé dans le conseil à la protection et à la sécurité pour les États et les entreprises, a présenté vendredi à Paris deux nouveaux outils de gestion des risques pour les activités. Un exercice que les grandes sociétés d’intelligence anglo-saxonne, comme Control Risks, réalisent chaque année pour leurs clients à partir de leur réseau mondial d’experts. Si Gallice n’a pas les moyens humains de cette expertise, elle a fait appel à de l’expertise universitaire et économique pour réaliser ses deux cartes des risques.

Corridors d’insécurité. Le premier est une carte de la situation sécuritaire du monde en 2017, prenant en compte les dernières évolutions en matière de criminalité, troubles sociaux, terrorisme, conflits intercommunautaires, litiges territoriaux, piraterie, violences faites aux femmes. Selon Gilles Sacaze, cofondateur de Gallice avec l’ex patron du GIGN Frédéric Gallois, la défaite programmée de l’Organisation État islamique en Syrie et en Irak est porteuse de nouvelles menaces : « L’EI a commis une erreur stratégique en créant un État et en jouant le jeu de la guerre de position qui l’expose à l’artillerie et aux drones des puissances occidentales, indique Gilles Sacaze, ancien cadre du Service action de la DGSE. La menace va donc se diluer mais de nouveaux risques vont apparaître avec le retour des djihadistes en Europe et en Afrique ». La carte de 2017 mentionne des corridors d’insécurité au Moyen Orient et au Sahel ainsi que des zones menacées en Afrique centrale et du nord. Certains risques semblent toutefois minimisés ou oubliés comme ceux de la rébellion de la Renamo au Mozambique ou des miliciens de la région du Pool au Congo Brazzaville.

Le deuxième outil est un « Focus Afrique » qui se peut lire comme une carte de l’attractivité des pays du continent à partir de quatre critères (Doing Business, Gouvernance, espérance de vie à la naissance, PIB supérieur à 1 000 dollars). Sans réelle surprise, les pays d’Afrique australe et de l’Est ont les meilleurs indicateurs ainsi que des pays comme la Côte d’Ivoire et le Maroc, phares économiques en Afrique de l’Ouest et du Nord.

Source : l’opinion

carte des risques 2017

Risques sécuritaires : Gallice évalue le Maroc

Le Maroc reste le pays le mieux loti en matière de sécurité en Afrique du Nord. Il est classé parmi les pays où la menace sécuritaire reste « modérée » dans la carte des risques 2017 réalisée par Gallice, société privée de sécurité et d’analyse des risques internationaux. Les deux principales menaces qui pèseraient sur le Royaume restent le « terrorisme » et une « action islamiste ». Les risques sécuritaires sont, sans surprise, plus élevés en Libye, alors que la menace est jugée « forte » en Algérie. Pour Galice, la criminalité, les conflits ethniques, le terrorisme et la piraterie maritime constituent les principales menaces pour les pays africains. À noter que pour la première fois, la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni, la Belgique et les États-Unis sont jugés pays à « risques modérés ».

Source : l’economiste