Amérique Latine

Amérique centrale

Amérique du sud

En Amérique Latine et Centrale, l’instabilité continue de s’accentuer, toujours liée à une forte criminalité et au trafic de drogues, dont les exemples emblématiques sont le Brésil et le Mexique. En Colombie, l’essai marqué par les négociations entre gouvernement et le groupe FARC ne s’est pas transformé en consensus politique, puisque les positions des différents bords continuent à se polariser.

Au Venezuela, la crise politique est devenue une crise humanitaire sans précédent, dont la récupération politique rappelle les heures noires des interventions américaines dans la région. La conjonction entre tension politique, crise économique et forte criminalité continue de faire de ce pays l’épicentre des risques dans la région.

Au Mexique, la situation sécuritaire reste aussi critique que l’année passée. La criminalité urbaine demeure très élevée au Salvador et au Honduras alors que le Guatemala est toujours secoué par de nombreuses manifestations anti-corruption. Au Nicaragua, les contestations politiques passées se sont muées en graves conflits sociaux, réprimés par une vague d’arrestations et d’assassinats perpétrés par des forces paramilitaires proches du gouvernement.

Le Costa Rica se démarque cette année, non plus par sa stabilité politique, mais par une profonde fracture sociale dont l’amplification a maintenant des répercussions visibles sur la sécurité du pays. Longtemps un havre de paix dans une région tourmentée, le Costa Rica est maintenant une destination à risque modéré.